Appareil correction auditive : Repères
Ce faire appareiller nécessite des démarches et quelques précautions.
Si le médecin a établi une prescription d’appareillage auditif, il faut choisir un audioprothésiste. Après un échange avec la personne, il doit lui faire (à nouveau) un audiogramme, puis le guider dans le choix du ou des appareils auditifs les mieux adaptés à son cas, de délivrer et de régler ces appareils, d’en assurer le suivi pendant toute leur durée de fonctionnement.
Quelques indications pour aider au choix.
- Une fois le choix du modèle arrêté, l’audioprothésiste est tenu d’établir un devis « normalisé » (article L. 165-9 du code de Sécurité Sociale)et de laisser des appareils à l’essai pendant une période inscrite sur le devis.
- Il est possible de consulter deux ou trois audioprothésistes : le prix et la qualité du service peuvent varier de l’un à l’autre.
- Les appareils de correction auditive sont personnels : un modèle qui convient bien à un ami peut ne pas donner satisfaction à la personne : chaque cas est particulier.
- Les meilleurs appareils ne sont pas les petits qu’on ne voit pas ou peu : les plus petits sont les moins puissants et ont moins de possibilité. Les meilleurs appareils sont ceux qui avec lesquels on entend le mieux. Et tant pis si cela se voit !
- Il faut bien se renseigner sur toutes les possibilités des appareils proposés : sont-ils « tout automatique » (ce qui ne convient pas à tout le monde) ? y a-t-il des programmes ? permettent-ils d’utiliser les boucles magnétiques (demander un essai) ?
- Les séances de réglage sont très importantes ; et si un modèle ne donne pas satisfaction, un autre doit être proposé.
Il faut être exigeant sur les réglages, bien se renseigner sur toutes les possibilités de l’appareil : avec ou sans réglage automatique en
fonction de l’ambiance, avec ou sans potentiomètre... Demander aussi des essais de la bobine à induction (présente sur les contours d’oreille).
La période d’adaptation
Certaines personnes sont rapidement satisfaites de leurs appareils. Si ce n’est pas le cas, il ne faut pas se culpabiliser en pensant qu’on n’est pas capable de s’y adapter : ce sont les oreilles qui sont en cause et les appareils ne les réparent pas. Certains mettent plusieurs mois à s’adapter et, ensuite, ne peuvent plus se passer de leurs appareils. L’audioprothésiste doit faire venir la personne autant de fois qu’il le faut pour les réglages (jusqu’à 10 fois !).
Il y a des progrès, mais aucun appareil ne donne vraiment satisfaction dans le bruit... ni pour les réunions.
Les appareils auditifs sont des outils précieux, mais ils ne redonnent pas de « bonnes » oreilles. Si une publicité le dit, elle ment !
En cas de grandes difficultés d’adaptation
Des séances chez un orthophoniste pour une rééducation auditive ou pour de la lecture labiale. Il faut en parler à son médecin, peut-être demander une ordonnance. Il faut aussi s’assurer que l’orthophoniste auquel on s’adresse est compétent pour cet apprentissage.
Les prix
Chacun le sait : les appareils de correction auditive sont chers. Leurs prix varient d'une région à l 'autre et, dans une même région, d'un audiopréthésiste à l'autre. C'est une des raisons pour lesquelles, quand c'est possible, il est recommandé de s'adresser à plusieurs cabinets.
Des Complémentaires Santé proposent aux audioprothésistes de rentrer dans des réseaux avec obligation de respecter des critères de qualité et d'abaisser leurs prix pour ceux de leurs clients qui sont sociétaires de la Complémentaire.
Il faut se renseigner près de sa complémentaire santé
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